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  • Une recherche privée et publique (R&D) développée et diversifiée en Bretagne

    6 janvier, 2009
    Ecrit par différents auteurs du web

    La recherche est une réalité bien ancrée et constitue une activité essentielle en Bretagne. La recherche conduite en Bretagne se caractérise par un ” équilibre - interaction ” entre recherche publique et privée.

    Les entreprises bretonnes investissent chaque année plus d’un demi-milliard d’euros dans la recherche et la mise au point de nouveaux produits. Elles peuvent s’appuyer sur une formation et une recherche de qualité menées dans les différents établissements d’enseignement supérieur et les organismes de recherche.

    La recherche privée et l’innovation sont assurées en Bretagne par 6 500 chercheurs et ingénieurs présents dans les entreprises, les centres de transfert, le dispositif de soutien à la diffusion technologique, sans oublier les 7 technopoles, l’incubateur régional Emergys et les services de valorisation des grands organismes, des Universités et des écoles d’ingénieurs.

    Avec plus de 4 500 chercheurs dans le secteur public, la Bretagne accueille près de 4,5% des effectifs de la recherche civile française. A la différence d’autres régions où le potentiel scientifique est concentré géographiquement, la Bretagne dispose d’une recherche variée et multipolaire avec quatre sites : “Rennes”, “Brest / Quimper / Roscoff”, “Lorient / Vannes” et “Saint-Brieuc / Lannion”.

    Sur ces sites sont implantés quatre Universités, plus de vingt grandes écoles, plusieurs Instituts universitaires de technologies ainsi que les établissements de plusieurs grands organismes de recherche tels l’AFSSA, le BRGM, le CEMAGREF, le CNRS, l’IFREMER, l’INRA, l’INRIA, l’INSERM ou le MNHN, …

    La recherche développée en Bretagne se caractérise aussi par une forte ouverture développée dans le cadre de grands projets interrégionaux tels que ceux pilotés par le PAO, les programmes de recherche menés au sein de Ouest Génopole ou du Cancéropole Grand Ouest ou encore le réseau haut-débit Mégalis.

    Quatre domaines d’excellence

    1 - Les sciences et technologies de l’information et de la communication

    Elles constituent une filière bien structurée autour de l’UR1, de l’UBO, de l’UBS, de grandes écoles (ENSTB, ENSSATUR1, INSA, ENIB, SUPELEC, ENS Cachan, ESAT, ISEN) et de grands organismes (INRIA, CNRS,…). Cette structuration s’est traduite par la création d’instituts spécialisés (IRISA, IETR, IFSIC à Rennes, CERV-ENIB à Brest) et par la mise en place de réseaux scientifiques (FOTON, MARSOUIN) ou de plates-formes technologiques performantes (PALMYRE, PERSYST, PERFOS, PERDYN et PRACOM).

    portable

    Ce secteur d’excellence a tissé un réseau dense de relations entre les centres de recherche de dimension nationale et internationale (CELAR, France Télécom R&D, Thomson) et des grands groupes (Canon, Kenwood, Mitsubishi à Rennes, mais aussi Alcatel, France Télécom, Siemens à Lannion ou encore Thalès à Brest) qui ont décidé de se rapprocher du vivier breton de recherche en télécommunications. Ces collaborations en réseaux permettent à cette filière à haut potentiel d’assurer la création d’entreprises nouvelles par essaimage.

    2 - Les sciences et technologies de la mer

    mer_nature

    La Bretagne occidentale accueille 50% du personnel national de la recherche en océanographie et en biologie marine. Autour du CNRS et de la la Station biologique de Roscoff (CNRS, UPMC, INSU), d’IFREMER, de l’UBO et des grandes écoles (ENSIETA, EN), s’organise une recherche “transversale” fondée sur les coopérations entre différents organismes : le CEDRE, l’IUEM-UBO, l’IRD, l’IPEV, Météo France… Bientôt, cette dynamique se concrétisera par la création d’un Europôle Mer, voué à intensifier et rendre plus lisibles à un niveau international les coopérations engagées entre ces différents opérateurs.

    3 - L’agriculture et l’agro-alimentaire

    De Brest à Ploufragan en passant par Quimper, Lorient ou Rennes, le développement de la recherche dans ce domaine est primordial pour l’économie bretonne où l’agriculture et l’agro-alimentaire occupent la première place. Grâce aux différents centres de recherche de l’INRA, de l’AFSSA, du CEMAGREF, d’Agrocampus et des Universités dont l’ESMISAB-UBO, les thématiques liées aux productions agricoles animales et végétales, à leur transformation, à leur valorisation comme ressources renouvelables et à la sécurité alimentaire sont largement couvertes par de nombreuses équipes. Celles-ci travaillent le plus souvent en réseaux et en collaboration avec les entreprises du secteur (exemple du CEREL) et les centres techniques.

    4 - Les sciences et technologies de la santé

    chimie

    La recherche régionale biomédicale s’adosse sur un pool de compétences bipolaire (à Rennes et à Brest) composé de 70 unités de recherche dédiées dont six labellisées par l’INSERM. Structurée autour de deux centres hospitaliers universitaires, de l’EFS, d’un centre anticancéreux, de deux unités de formation et de recherche (médecine, pharmacie, odontologie) et de l’ENSP, cette recherche vise en particulier des applications cliniques et le transfert de technologies auprès de 150 entreprises régionales du secteur, voire la création d’entreprises de biotechnologies appliquées à la santé.

    Cette dynamique est confortée par la création du Cancéropôle Grand Ouest. Il rassemble l’ensemble du potentiel de recherche en cancérologie des régions Bretagne, Centre, Pays-de-la-Loire et Poitou-Charentes. Ce nouveau réseau de recherche privilégie les applications cliniques et les partenariats entre recherche publique et privée, notamment sur un axe original qu’est la valorisation de molécules d’origine marine à des fins thérapeutiques.

    La création de Ouest Génopole permet d’illustrer le dynamisme de la recherche en génomique et post-génomique dans trois domaines clés du Grand Ouest que sont la mer, l’agronomie et la santé. Afin d’assurer les changements d’échelle nécessaires au renfort de l’excellence scientifique, Ouest Genopole a été créée dans une logique de structuration (recherche et formation) et de complémentarité entre les régions Bretagne et Pays-de-la-Loire. Ce réseau regroupe 54 unités de recherche situées à Brest, Rennes, Roscoff, Angers et Nantes, constituant une “force de frappe” de 2 000 personnes dont 800 chercheurs. Il compte cinq plates-formes technologiques ouvertes (bio-informatique, transcriptome, protéome, génotypage-séquençage, exploration fonctionnelle).

    Des domaines à fort potentiel

    D’autres domaines offrent un réel potentiel en terme de recherches transversales et sont amenés de plus en plus à interagir avec les quatre domaines d’excellence cités plus haut :

    Les sciences et technologies de l’environnement La Bretagne dispose d’un pôle de compétences qui s’est développé autour de recherches pluridisciplinaires sur l’évolution des ressources naturelles soumises à des contraintes anthropiques (en particulier sur l’eau, les sols et sous-sols, les paysages, la biodiversité et les systèmes agricoles). Les compétences sur le milieu continental se sont structurées au sein du CAREN, associant l’UR1, l’UR2, le CNRS, l’INRA et Agrocampus. Parallèlement, les compétences sur le milieu marin en général, et côtier en particulier, se sont développées à Rennes, Roscoff et à Brest qui regroupent une part importante du potentiel français dans ce domaine. A moyen terme, un continuum scientifique devrait être assuré entre les recherches menées sur les écosystèmes continentaux et littoraux.

    La chimie

    La Bretagne a développé à Rennes (Institut de chimie) et à Brest un important pôle de recherche et de formation en chimie orienté vers des thématiques pluridisciplinaires qui s’intègrent dans les priorités européennes, nationales et régionales :

    • la chimie du vivant aux interfaces avec la biologie, la santé et la physique rassemble notamment des équipes du site rennais et de l’UBO, dans le cadre des programmes et des plates-formes de Ouest Génopole et du Cancéropôle Grand Ouest ;
    • l’évaluation et le traitement des pollutions s’articule autour de compétences en chimie et en génie des procédés basées sur le site de Rennes et à l’UBS ;
    • la valorisation (par transformation chimique ou par voie biotechnologique) de ressources renouvelables d’origine végétale ou algale constitue une voie de recherche à promouvoir afin de diversifier les débouchés de l’agriculture et de l’agro-alimentaire dans un objectif de développement durable.

    Les sciences humaines et sociales

    Avec plus de 900 chercheurs, les quatre Universités de Bretagne disposent d’un potentiel de recherche important et varié en Sciences humaines et sociales. Certains de ces chercheurs sont présents dans d’autres établissements comme l’INRA, Agrocampus ou l’ENSP et favorisent les recherches transversales (santé, intelligence artificielle, technologies de l’information et de la communication, …) et des collaborations avec des organismes comme l’IRISA et l’INSERM, des entreprises ou des collectivités territoriales.

    La Maison des Sciences de l’Homme en Bretagne, lieu de promotion des Sciences humaines et sociales en tant que telles, a un rôle d’interface à jouer avec son environnement socio-économique local tout en favorisant l’accès aux grands programmes nationaux et européens.

    Enfin, la biophysique, la physique des matériaux, les nanosciences, la mécanique et le génie des procédés ainsi que les mathématiques fondamentales sont aussi des domaines amenés à se développer et à participer à la dynamique régionale.

    Un système de transfert et d’innovation performant
    La Région joue un rôle déterminant dans les processus locaux de R&D en ayant mis en place, outre ses outils d’aide directe, un dispositif unique en la matière. Avec l’aide de Bretagne Innovation, les centres d’innovation et de transfert de technologies (tels le CRITT Santé, la MEITO ou CBB Développement) mais aussi le PAO mettent en lien laboratoires de recherche publics et entreprises autour de projets communs dans une logique ” bottom up “. Les 8 centres techniques (ADRIA, Archimex, BBV, CEVA, Id Mer, IRMA, ITG Ouest, Zoopole Développement), largement répartis sur l’ensemble du territoire régional, apportent enfin leur appui dans la naissance des projets au sein des entreprises bretonnes.

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